« Nous subissons beaucoup de torts de la part de la direction. Au niveau du pointage, chaque fin de mois on subi des ponctions non justifiées de 2 à 3 jours sur nos salaires mensuels. On ne peut plus supporter cela, » a martelé Aliou Faye SG Syndicat des travailleurs SPG/AIBD. Les grévistes exigent le rappel de toutes ces ponctions et des primes « C’est le moment pour que les autorités de ce pays sachent que les employés de l’AIBD sont confrontés à d’énormes difficultés. Entre autres, on peut citer le cas du directeur des ressources humaines (DRH) Abdoulaye Dieng, qui ne maitrise pas la convention collective interprofessionnelle des BTP. Les salaires de base, suivant cette convention, ne sont pas respectés. Il ne consulte pas le collège des délégués, ni n’avise l’inspection du travail, pour la bonne marche de l’entreprise, » a signalé Mr Faye ovationné par ses camarades.
D’après lui, depuis 2009 ils sont sous un contrat avec SPG. Un contrat sans duirée, on a mentionné la limite du contrat à la fin du chantier sans précision, ce qui rend mauvais le contrat, selon lui. « Nous sommes peu à bénéficier de l’IPRES et l’IPM, » a souligné Ibrahima Diouf 1er Adjoint SG. « Beaucoup d’ouvriers subissent des accidents. Certains même ont perdu leurs jambes d’autres leurs bras, ou périssent, et n’avons pas de primes de risque, » a t-il ajouté.
Il ya une disproportion dans le traitement entre ouvriers sénégalais et ouvriers saoudiens, à en croire les grévistes. « Un ouvrier expatrié peut payer 5 à 10 fois un ouvrier sénégalais. Pourtant nous exerçons le même boulot. Sinon même nous en faisons plus qu’eux. Pour la plupart c’est nous, qui leur apprenons le métier. Tous nos droits ont été bafoués par l’administration, » clame Mr Faye, qui a lancé un appel au président de la république Mr Macky Sall et à leur ministre de tutelle de venir les aider. « Car nous sommes très fatigués. Il faut le gouvernement prenne ses responsabilité pour que le chantier se termine dans les meilleures conditions. C’est cela notre souhait, » a lancé Mr Faye.
« Nous ne bénéficions d’aucune prime. Alors que nous faisons des travaux à hauts risques. D’aucuns montent sur des hauteurs plus de 30 m, d’autres creusent des trous de grandes profondeurs, » a expliqué Mr Diouf Selon eux, la convention stipule que tous les deux ans, manoeuvre doit échelonner en catégorie. « Mais nous sommes tous de la première catégorie. Or, les expatriés bénéficient d’échelonnement de catégorie. Il y en a certains parmi eux, qui passent toute la journée à jouer au damier, ou à l’ordinateur. Ce qui ne les empêche pas de percevoir des salaires faramineux, » soutient le SG adjoint du syndicat.
Pape DIEYE

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