En marge de la célébration ce samedi de la journée internationale du Sida à Saly, le Secrétaire Général du pool Sida du district sanitaire de Mbour, Ibrahima Bodian, a indiqué qu’une telle option des bailleurs est guidée uniquement par un souci d’équilibrage. Le Sénégal étant à un taux d’infection de 0,7% seulement, la priorité pour ces bailleurs et de se tourner vers d’autres pays plus infectés.
« A l’analyse, il ressort que le Sénégal a un taux d’infection de 0, 7%. Les bailleurs se sont donc dits que le Sénégal a stabilisé son taux global d’infection. Par conséquent, ils ont jugé que mieux vaut pour eux de se tourner vers des pays où la prévalence est très élevée. C’est la raison pour la quelle ils sont entrain de nous tourner le dos progressivement. Seulement, ils vont laisser entre nos mains de solides acquis que nous pourrions consolider avec nos propres moyens », a estimé Ibrahima Bodian.
Justement, face à cette perspective, un parlementaire a récemment suggéré à l’Etat du Sénégal d’instaurer une taxe sida qui devrait être alimentée grâce aux prélèvements sur les salaires des agents de la Fonction Publique. Mais, l’idée n’a pas reçu dés les premiers moments de son annonce, un assentiment heureux. Pour Ibrahima Bodian, cette idée est plutôt une aubaine. « Si à l’heure actuelle les gens réfléchissent en terme de taxe sida pour parer à tout désagrément que le retrait des partenaires pourrait engendrer, je crois qu’idée ne peut pas être plus pertinente », a laissé entendre le Secrétaire Général du pool Sida du district sanitaire de Mbour. Qui a indiqué que pool Sida de Mbour s’est déjà mis en perspective de cette donne pour mieux mettre en œuvre la politique de lutte contre le Sida à l’échelle locale.

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