1969, Se prélassant sur son fauteuil, un homme ébahi, étonné par des enfants s’adonnant a leurs jeux préférés interroge son voisin sur le comportement des mômes.Ce dernier surpris par la question répond tout de go »ils n’ont rien à faire » et le Monsieur de rétorquer »l’année prochaine, je leur trouve une occupation ».
Cet homme n’est autre que El hadj Ibrahima Sakho « Ibou ».
En 1970, après concertation avec toutes les familles religieuses, il crée la prière de la Salatoul Tasbihi ou prière rédemptrice. Comme chaque année, les fidèles sont venus de partout du Sénégal, des contrées les plus éloignées jusqu'à la sainte Touba. Ils sont même venus de l’étranger, de la France, de l’Italie, de la Turquie, ou encore de la Malaisie.Ils se sont tous donnés rendez vous a Nguékokh pour commémorer et célébrer dans l’unité et la ferveur religieuse cette quarante deuxième édition.
Né le onze Décembre 1911 a Rufisque un Lundi, El hadj Ibrahima Sakho a grandi a Ngaparou.Des auprès de son père El hadj Elimane Sakho autre érudit de l’islam. Enseignant hors pair, historien et traducteur du coran mais également Imam et grand Serigne de Rufisque, Ibou Sakho est aussi reconnu comme étant un orateur, un conférencier hors pair, inégalable et inégalé. Précurseur du dialogue islamo chrétien, El Hadj Ibrahima Sakho a été reçu au Vatican en 1967 par le pape Paul 6.Il a sillonné le Sénégal et le monde pour porter haut la parole de Dieu, son premier pèlerinage a la Mecque a eu lieu en 1945, le vénéré marabout avait 34 ans.
La prière de la Salatoul Tasbihi qu’il a instauré et dirigé pendant 25 ans est composée de quatre rakaas et chaque rakaa comprend 75 sabals, elle n’est d’aucun lien avec la prière du Tisbar. La prière a été dirigée par El hadj Oumar Sakho, khalife général de LA FAMILLE D’Abdoulaye Sakho.
La délégation gouvernementale était conduite par Monsieur Serigne Mbaye Thiam ministre de l’enseignement supérieur qui avait a ses cotés le préfet de Mbour, celui de Dakar entre autres. On a noté également la présence de Messieurs Abdoulaye Makhtar Diop ancien ministre, de son excellence Moustapha Cissé, de madame Amsatou Sow Sidibé et de diverses autres personnalités politiques et religieuses du pays.
Décédé le Samedi 13 Aout 1994 a Rufisque, son lieu de naissance, El Hadj Ibrahima Sakho a vécu 83 années entièrement consacrées au rayonnement de l’islam partout dans le monde. A sa disparition, il a laissé derrière lui 16 enfants dont 9 filles.
Depuis le retour a dieu du marabout, l’organisation de la prière se trouve entre le mains de son fils ainé El hadj Habib Sakho, actuel khalife de la famille par ailleurs président de l’association des familles religieuses du Sénégal.
Celui qui aura gagné le plus a l’applaudimètre est sans nul doute El hadj Tafsir Sakho a qui tous les fidèles ont adressé des louanges et des prières .Selon tous les fidèles la prière a atteint aujourd’hui la dimension qui est la sienne c’est grâce a « Baye Tam »puisque lui reconnaissent son dévouement et sa détermination et par ailleurs dit un inconnu »c’est lui qui a sorti la prière de la chambre vers la cour et de la cour au lieu ou elle se tient et qui commence a devenir exigu ».
Kanelnaajo

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