« Je suis pour une démocratie apaisée. Je suis pour un dialogue républicain. Mais désormais, je ne permettrais plus à personne de porter atteinte à l’image du président de la république, simplement parce qu’on croit qu’on a le droit d’abuser et de porter atteinte à l’honorabilité du président de la république » a martelé Macky Sall, ce samedi à Mbodiène. Il ouvrait l’université républicaine des jeunes de la COJER (Convention des jeunesses républicaines). Et le chef de l’état de rappeler que ce sont des dispositions légales de la constitution et du code pénal sénégalais qui protègent contre les atteintes du chef de l’état. « J’avais laissé faire dorénavant, ce ne se fera plus, je peux vous le garantir, » assène t-il.
Auparavant, il s’était adressé à ses anciens partisans du Pds. « Je voudrais inviter nos amis libéraux qui s’agitent à savoir que mon choix a été une démocratie apaisée. Ils savent très bien que je leur ai résisté. Aujourd’hui que j’ai le pouvoir, ce n’est pas eux qui vont faire reculer le gouvernement que je dirige, » a fait valoir le président de la république, d’une voix ferme et décidée à en découdre avec ses détracteurs. Ensuite le président de la république est revenu sur le tract des biens mal acquis
« Cette république démocratique exige de nous tous le sens de la responsabilité et le respect du bien commun. C’est pourquoi j’ai décidé dès mon accession à la magistrature suprême, et conformément à mes engagements de laisser la justice agir en toute indépendance pour situer la responsabilité de chacun dans la gestion des deniers de ce pays, » a indiqué Macky Sall. Et même ses partisans ont reçu leur part d’avertissement. « Je dois dire également à l’attention de ceux qui gèrent aujourd’hui que l’impunité est terminée. Il ne faut pas que ceux gèrent aujourd’hui croient que c’est parce qu’ils sont mes amis ou partisans qu’ils ont un bouclier. C’est une grave erreur, » les avertit-il. Pour lui, ils ne peuvent pas appliquer la règle aux autres et quand il s’agit d’eux, ils cherchent « des parapluies ». « L’Office national de répression et de lutte contre la fraude, c’est pour qui gèrent aujourd’hui. Les autres c’est la haute cour de justice. Il faut que les gens comprennent que les choses ont changé. On ne peut plus laisser des managers faire des indélicatesses sans conséquences ça c’est révolue, c’est terminé ! » Lance t-il d’un ton ferme.
Selon Macky, il est toujours confronté à des gens qui viennent lui dire « gnifinékone li lagnou done def. Kokudef rebeuss nga jeumm » (ndrl ceux qui étaient là le faisait de cette façon. Qui fait comme eux se retrouvera à Rebeuss ). « Nous ne faillirons pas à notre devoir. Il faut que demain nos enfants comprennent que le bien public est un bien sacré. Et que le privilège de fonction ou de naissance n’est une prime à l’impunité, » précise le président de la république.

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