« Etudié d’un point de vue logique, dans le Coran à la sourate Bakhara, DIEU prodigue des conseils aux mamans qui allaitent. IL leur Demande d’allaiter 2 ans fermes. La PF recommande également 2 ans minimum d’espacement entre les naissances. Ce qui constitue une similitude dans l’approche entre la PF et le Coran, » soutient Moussé Fall, le jeune islamologue défendeur invétéré de la PF. Pour lui, L’espacement se faisait au temps du Prophète(PSL), les sahabas ou compagnons faisaient ce qu’on appelle Al Hazl, le Coït interrompu. « Diabir, un compagnon du prophète (PSL) a déclaré que ‘’nous faisions le Hazl et le Coran descendait et ne nous l’interdisait pas’’, » argue Mr Fall. Ainsi selon lui, la pratique du Hazl permettait aux sahabas, d’observer un espacement de grossesses. « Comparé aux méthodes contraceptives actuelles, il y a un progrès dans la pratique du Hazl. Cependant, il faut préciser que l’utilisation du préservatif n’est accordée qu’aux mariés. Car l’Islam n’accepte pas le libertinage. La PF ne s’applique qu’au couple légalement unis par les liens du mariage, selon la charia, » a t-il précisé.
Et Mr Fall de recadrer ces collègues, qui ne sont pas de son avis. D’après lui, les différences de point de vue sur certaines questions, traduit l’aspect polysémique du Coran. « Un verset peut comporter plusieurs sens, » a-t-il laissé entendre. Donc l’interprétation peut différer d’une école à l’autre. De ce point de vue, certains critiquent farouchement la PF, sur la base du Coran. A l’en croire, ces pourfendeurs de la PF, se fondent sur un verset du Coran, qui stipule : ‘’Ne tuez pas vos progénitures par peur de dépenser !’’. « Pour moi, ceux qui prennent la PF comme une façon de tuer leurs progénitures, ont une compréhension assez courte du verset. Parce que tuer c’est ôter la vie à quelqu’un. Or ici, le sperme ne peut pas à lui seul concevoir une vie. Et dans le cas de la PF ; on bloque tout simplement la rencontre du sperme et de l’ovule, pour éviter une procréation. Donc, ce ne peut être considéré comme un meurtre, c’est juste une planification, ou une prévention, » soutient Moussé Fall. Par contre, il indique que L’islam interdit formellement la limitation des naissances, mais accepte l’espacement des naissances.
S’agissant de l’avortement, l’Islam peut le tolérer pour une grossesse indésirable dans le cas d’un viol, ou de risques mortels pour la femme enceinte. « Il est recommandé de faire une contraception d’urgence au lendemain des faits de viol, pour éviter une grossesse indésirable. Dans le cas d’une femme qui encoure un danger en contractant une grossesse. Pour éviter le pire, l’Islam peut accepter l’avortement ou même l’atrophie des trompes, » souligne l’islamologue.
Pape DIEYE

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