Au cours de cette manifestation, il y a eu des casses. L’hôtel, d’après nos sources, a porté plainte contre les manifestants, à l’issue d’un constat d’huissier des dégâts. Parallèlement, les manifestants vont également porter plainte pour accusation non fondée.
« Dans un premier temps, l’hôtel Baobab a obstrué une voie qui mène vers la plage, sans autorisation. Car il n’y a pas eu de délibération du conseil municipal sur cette question. Ensuite, ils ont entamé des travaux qui empiètent presque 60 m sur la plage, et sur le domaine de la réserve de la Lagune, » nous explique au téléphone Aliou Ciss, qui est considéré comme l’instigateur de la manifestation. Selon lui, l’hôtel soutient avoir reçu cette parcelle d’extension depuis le règne de Abdoulaye Wade. Là, les populations ont exigé des preuves, sur la base de document administratif attestant cette affectation de terrain. « Le maire nous a dit que ce n’est pas notre problème. Et que c’est lui, qui a signé une autorisation de construire. Il a dit que personne ne peut lui faire revenir sur sa décision, même le président de la république. Parce qu’il est dans ses droits en tant que maire, » nous raconte Mr Ciss. Pourtant, à l’en croire, le ministre de l’environnement les a sommés d’arrêter les travaux. Et notification a été faite au maire tout comme à l’Hôtel Baobab, car il n’y avait pas d’études d’impactes environnementales préalables.
Pour Mr Ciss, le maire et le préfet sont de connivence dans ce deal. « C’est le préfet qui a laissé pourrir cette situation. Car, il a dissout le comité de gestion de la réserve pour mettre un comité ad hoc ( qui devait durer 45 jours), qui est à 1 an 4 mois, aujourd’hui. D’ailleurs il n’est plus fonctionnel. C’est le préfet seul qui décide, qui gère les fonds à sa guise. Et le préfet ne veut se prononcer sur la question de Baobab, » assène t-il.
Et comme ils ont utilisé tous les moyens légaux pour obtenir des justifications administratives en vain, Ils ont décidé d’agir. « Mais on n’a rien cassé, ils ont simulé des casses pour nous les faire porter. Car, si on voulait casser, tout l’Hôtel serait démoli. Ils ont cherché à ce qu’il y ait des bagarres. C’est au cours des altercations qu’un mur de 7 à 8m s’est affaissé, » a fait valoir Ciss. De son avis, tout est parti des employés de l’hôtel, qui voulaient filmer, et les manifestants ont refusé. Et cela a dégénéré. « S’il y a eu des casses ce sont eux, car les manifestants ne sont pas entrés au resto. Si les gosses avaient l’intention de piller, personne ne pouvait les retenir. Nous les avons canalisés pour les interdire d’entrer, et leur dire de ne lancer aucune pierre. Ils nous ont provoqué même devant les gendarmes, » argue Mr Ciss.
Le maire interrogé par téléphone a dit que cela ne le concerne pas. Car il s’agit d’une entreprise privée qui effectue des travaux sur son titre foncier. Ce qui n’est pas du ressort de la mairie. « C’aurait été du domaine national qui est du ressort des communes, je pourrais répondre. Mais le TF c’est l’état qui l’attribue. Et même la réserve n’est pas de ma compétence, » nous a-t-il servi. Nous nous sommes rendus sur les lieux, mais les responsables de l’Hôtel n’ont pas voulu se prononcer sur la question sans l’aval du Dg en voyage
Pape DIEYE

Commentaires (1)

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Commentaires
halte aux magoouilles
le maire travaille au baobab ; le préfet va bientôt faire parti du personnel , alors ou est le problème ? ou une grande parti du Baobab est le fruit de la drogue ( blanchiement ) mais cela il ne faut pas le dire !!!!!
Par contre hier 14 decembre toute les personnes qui gènent ont été transféré et jugé au tribunal de Thiès !
Le Sénégal Avance .............................